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Maison Derain à Chambourcy : ouverture du parc et panneaux pédagogiques

 

Du neuf à la Maison Derain de Chambourcy : depuis le 13 juin 2018, le parc est ouvert au public. Des panneaux pédagogiques y ont été disposés, portant sur la vie de Derain, l’historique de la maison et le déroulé des travaux. La rénovation de la maison est prévue fin 2018, l'atelier de Derain sera ouvert au public après les travaux. 

 

 


"A Musée Vous, A Musée Moi" : Arlequin et Pierrot, André Derain (1/3)

Nouvelle série sur Arte : "A Musee Vous, A Musée Moi" revisite avec humour des tableaux célèbres du monde entier. Ici, Arlequin et Pierrot, deux personnages emblématiques de la commedia dell’arte, proposent leur interprétation très personnelle du fauvisme.

Au travers de sketchs loufoques et décalés, les personnages de toiles de maîtres s'animent dans des décors et costumes scrupuleusement reconstitués. Sur des dialogues de Fabrice Maruca ("La minute vieille"), l'histoire truffée d’anecdotes de ces tableaux emblématiques d'un style ou d'une époque.

 

 

A voir et à revoir jusqu'au 05 janvier 2019 sur Arte.tv

 

Lettres à Alice : Correspondance de guerre 1914-1919, André Derain

 

D’une malle en osier oubliée est sorti un trésor de guerre. Plus d’une centaine de lettres, inédites, écrites de la main de Derain, toute une correspondance des années de guerre adressée à sa « chère Alice ». Des courriers en mauvais état, à l’écriture irrégulière, tracée avec une encre souvent effacée par l’humidité, mais qui enrichissent prodigieusement la masse épistolaire des années 1914-1919.
Décryptées, transcrites et classées, ces lettres disent le quotidien du soldat Derain pendant les quatre années de guerre : ses premiers élans, ses déceptions, son désœuvrement et ses peurs, sa solitude, sa frustration de ne pas participer à la vie artistique parisienne, ses tentatives, par Alice interposée, de s’inscrire sur le marché de l’art. Elles nous parlent aussi d’un homme
que la guerre sépare de sa famille et de ses proches.
Les propos de Derain révèlent le caractère affirmé d’Alice, sa compagne, qui deviendra sa femme en 1926. Son esprit libre causait parfois bien du tourment à André, mais il lui avoue en 1917 qu’elle est « le seul être humain dont [il] recherche le vrai suffrage ».

 

 

 

 

Les auteurs : 

Geneviève Taillade, petite-nièce d’André Derain et présidente de l’Association des Amis de Derain; Cécile Debray, directrice du musée de l’Orangerie ; Christina Fabiani, auteure, metteure en scène et universitaire ; Valérie Loth, historienne de l’art.
Avec la collaboration scientifique du musée de la Grande Guerre du pays de Meaux.

Lecture des Lettres à Alice 

A l'occasion de la parution des Lettres à Alice,
Geneviève Taillade et Olivier Caré proposent une lecture-spectacle

pour mieux plonger dans cette correspondance... 

Lectures 2018 :

  • le 6 avril pour les Amis de la maison Fournaise  

  • le 11 novembre au Mémorial de Verdun

  • Le 15 novembre au Musée d'art moderne de Troyes

  • Le 10 décembre au théâtre de la Huchette à Paris

Lectures 2019 :

  • Le 24 mars au Musée de la Grande Guerre de Meaux

 

Vous souhaitez accueillir ces lectures dans votre lieu ?

Le dossier de presse est disponible sur simple demande.

 

Vous souhaitez acquérir les Lettres à Alice ?
Ecrivez à l'Association.

André Derain en 15 questions 
Stéphane Guégan

Un ouvrage didactique qui éclaire à travers quinze textes concis la portée décisive de l’œuvre d’André Derain. 

Une remise en cause de toutes les idées reçues concernant le peintre et un livre idéal pour comprendre la complexité et l’importance d’André Derain à l’honneur de deux expositions en 2017.

On prononce encore son nom avec prudence ou mépris, Derain dérange ou indigne. Dans tout roman, et l’histoire de l’art moderne en est un, le traître a sa nécessité. Face au camp du bien, Derain incarne pour certains une double trahison.

Inventeur du fauvisme, acteur décisif du cubisme, il aurait désavoué cette peinture au nom de critères passéistes. Puis, non content de s’être enrichi entre les deux guerres, le nouveau Raphaël prit le mauvais train de l’automne 1941...

Près de soixante ans après sa mort, il continue à payer ce que notre époque et son progressisme béat tiennent pour crimes odieux. Le temps est donc venu d’expliquer en quoi Derain, moderne à part, fut l’une des figures essentielles du premier XXe siècle.

Lettres à Henri Matisse 
André Derain

 

 

Initiative salutaire des éditions de l'Echoppe : la réédition de la correspondance Derain - Matisse. Ce bel ouvrage est à retrouver dès mi-octobre en librairie ainsi qu'à la librairie du Centre Pompidou dès l'ouverture de l'exposition. 

 

102 pages, 16 euros.

Les Belles Lettres Diffusion Distribution.

 

 

 

 

 

 

Derain, un fauve pas ordinaire
Patrice Bachelard

Derain commence à peindre à Chatou en 1895. Il peint « chaud ». Tellement chaud qu'à sa peinture et à celle de quelques autres, on donne le nom de « fauvisme » : les couleurs éclatent comme des bâtons de dynamite.

Dans ce Paris d'avant-guerre où les peintres se nomment Vlaminck - l'ami -, Matisse, Picasso, Braque, Derain s'est fait un nom. Il suivra jusqu'à sa mort en 1954 à Chambourcy, un parcours très personnel.

Ses natures mortes, ses portraits, ses nus, tournent résolument le dos à toutes les avant-gardes. Sa curiosité l'entraîne ailleurs : livres illustrés, sculptures, décors et costumes pour la scène.

Patrice Bachelard révèle Derain, celui qui disait :

« D'ailleurs un art ne pourrait être moderne puisqu'il mourrait en naissant. L'art c'est encore et toujours la mémoire des générations. »

 

Ils se sont connus dans le Paris des années 30 et, alors même que tout les opposait, ils sont devenus des amis inséparables. Alberto Giacometti et André Derain, deux grands pionniers de l’avant garde. Deux personnalités contrastées mais qui se sont retrouvées dans une même quête : dépeindre l’âme humaine à travers leur œuvre.

André Derain est un curieux de tout qui se jette avec un appétit peu commun dans les aventures artistiques. Il est aujourd’hui célèbre pour le Fauvisme, dont les couleurs criardes et les formes simplifiées sont une véritable révolution. Giacometti, lui, est obsédé par la figure humaine. On le connaît surtout pour ses sculptures tardives, filiformes et décharnées. Un symbole de la fragilité des hommes. Une amitié de 20 ans se tisse entre André Derain, le bourgeois éclectique et  Giacometti, l’artiste bohème. Ils partagent les mêmes doutes et la même insatisfaction permanente. Giacometti reconnaît en son ainé un double et il l’admirera toute sa vie.

Giacometti, Derain : la quête de l’absolu

 

Un film de Catherine Aventurier diffusé le 1er octobre sur France 5. A redécouvrir
en permanence sur Viméo avec le mot de passe : GIACODERAIN.